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Référence bibliographique sélectionnée X Madeleine Jeay, Donner la parole. L'histoire-cadre dans les recueils de nouvelles des XV'-XVI' siècles, 1992 | 
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Madeleine Jeay, Donner la parole. L'histoire-cadre dans les recueils de nouvelles des XV'-XVI' siècles, 1992
Etudie le principe d'organisation du recueil, celui d'histoires réparties en journées et encadrées par une cornice, un récit englobant. La structure d'encadrement apparaît comme la procédure obligée de textualisation des formes brèves. Ce qui caractérise l'héritage boccacien dans les recueils français de nouvelles, c'est la mise en scène d'un cercle conteur. Omniprésence du narrateur dans Jehan de Saintré, mais irréductible ambiguïté du texte. Au 16e s., la prédilection pour des formes comme l'adage, l'aphorisme, le proverbe ou la sentence, dénote une réticence à l'égard du discours continu: d'où la fragmentation et le recours aux procédures de mise en ordre et d'encadrement. La pertinence du principe d'encadrement est nette dans le Testament de Villon.Le véritable rôle de l'histoire-cadre est de rendre explicite la situation de communication et fournir non seulement le contexte, mais la raison d'être des contes. Dans l'histoire-cadre, la part prise par le discursif augmente aux dépends du narratif. La conclusion des recueils dissocie les différents niveaux narratifs (fin de l'histoire et fin de l'ensemble du texte). L'intérêt de la moralité réside (...) dans le fait qu'elle inscrit le principe de la double clôture du texte;Comme mode de représentation d'un narrateur et de son public fictif, le cadre ne peut appartenir qu'à une culture où la lecture a supplanté l'écoute. Le motif du narrateur comme secrétaire-copiste traduit une vision de l'écriture, typique d'une situation où celle-ci ne se dissocie pas totalement de l'oralité. Interaction entre les instances narratives: un narrateur en interaction avec un auditoire fictif et des conteurs qui à leur tout agissent comme narrateur et auditoire (chez Boccace). Ne pas tracer d'arbitraires césures entre le didactique et le littéraire. La double ouverture des recueils, de plus en plus systématique, l'une qui renvoie à l'écriture, épître dédicatoire et sonnets, l'autre à l'oral, l'histoire-cadre évoquant l'activité conteuse, indique jusqu'à un certain point leur double destination.CRZrP 112 (1996) 312-314/Gier, Albert
+ -Sujets traités
8 œuvres traitées
> François Villon | Testament | En l'an de mon trentiesme aage / Que toutes mes hontes j'euz beues
> Collectif | Evangiles des quenouilles | Maintes gens sont au jour d'huy qui alleguent et auctorisent leurs paroles et raisons par les euvangiles des queneules
> Antoine de la Sale | Jean de Saintré | Au temps du roy Jehan de France, filz aisné du roy Philippe de Vallois, estoit en sa court le seigneur de Pouilly
> Laurent de Premierfait | Decameron | Mes tres gracieuses dames, toutes et quanteffoiz que je regarde
> Guillaume de Machaut | Voir dit | A la loenge et a l'onnour / De tresfine amour que je honnour / Aim obey et sers et doubte
> Collectif | Cent nouvelles nouvelles | à compléter
> Thomas de Saluces | Chevalier errant | Ce fu en avril ou fust en may Que toutes choses sont si gay
> Anonyme | Quinze joies de mariage | Pluseurs ont travaillé a monstrer par grans raisons
2 intervenants traités
Boccace
Chaucer
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